Boutique Biologiquement.comLe grenadier : généralités…

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“Consommez les Grenade bio antioxydant naturel puissant, enseignait Mahomet, ces fruits épurent l’homme de la jalousie et de la haine”.

Mais, bien avant Mahomet, la grenade était déjà très appréciée en Orient.
La culture du Grenadier date d’une époque très éloignée.
On le cultivait déjà comme arbre fruitier dans la plus haute antiquité.
Punica Granatum – L.
Famille des Punicacée
Genre : Punica
Ce genre compte deux espèces d’arbres et d’arbustes caducs, venant de l’Asie du Sud et du bassin méditerranéen.
Il atteind sa limite Nord en Cévennes.

Le grenadier : généralités...
Le grenadier : généralités…

Origine :
C’est dans l’ancienne Perse que fut connue pour la première fois la culture du Grenadier – environ 2.000 ans avant l’ère chrétienne.
C’est de la Perse que le Grenadier fut importé en Occident dans la région méditerranéenne de l’Europe et de l’Afrique du Nord, et en Orient dans le Turkestan, l’Afghanistan, les Indes et la Chine.

Culture :
Les grenadiers s’adaptent à de nombreux climats, des tropiques aux régions tempérées chaudes, mais ne mûrissent leurs fruits que s’ils bénéficient d’un été chaud et sec.
Taillés, ils peuvent constituer des haies et ils se prêtent à la culture en bac.
Planter au soleil, de préférence en situation abritée et en sol profond, bien drainé.
A multiplier par semis au printemps, par bouturage en été, ou par drageons.

REPARTITION

Les pays, où en 1949, la culture du Grenadier était pratiquée sur une vaste échelle, étaient : l’Afghanistan, la Perse, le Turkestan, la Turquie, la Transcaucasie et les Indes.
On peut dire la même chose des pays situés dans la zone méditerranéenne comme : l’Espagne, l’Italie, les îles de la méditerranée, la Grèce, l’Archipel Grec, l’Algérie, la Tunisie et surtout le Maroc.
On le trouve déjà plus rarement en culture dans le midi de la France, au Portugal, en Bulgarie et en Crimée.
De même en Amérique, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Argentine, la culture du Grenadier tient jusqu’à présent une place plutôt secondaire.
Elle est localisée aux Etat-Unis dans les Etat arides du “Far-west” comme l’Arizona et la Californie méridional, et, en Argentine, à Mendoza sur les contreforts bas des Cordillères.
Le Grenadier doit prendre une place plus importante dans toute la zone subtropicale et australe et les vastes régions de la France d’Outre-mer sont très favorables à cette culture.

CARACTERES VEGETATIFS

Le Grenadier est un petit arbre ou plutôt un arbrisseau touffu, à rameaux nombreux, sortant souvent de terre, parfois buissonnant.
Les rameaux sont épineux pendant leur jeune âge.
Les feuilles sont petites, lisses, vert foncé, vernissées et oblongues.
Les fleurs sont solitaires d’un rouge vif, ou rouge écarlate, à 3-7 pétales, épaisses, grandes, simples, parfois en juillet (Midi de la France).
Le fruit, de la grosseur d’une orange ou encore plus volumineux, est sphérique ou à peine aplati, parfois hexaèdrique, à péricarpe épais, coriace, surmonté des restes d’un calice dentelé très résistant.
D’abord vert, puis ivoire-rougeâtre, il varie en pleine maturité du jaune brun jusqu’au rouge terne, marbré de points plus vifs ou foncés.
L’intérieur du fruit est divisé par de légères cloisons en quelques compartiments ou loges.
Chaque loge est remplie de graines anguleuses ou polyédriques, enveloppées d’une pulpe d’un rose grenat plus ou moins foncé suivant les variétés.
Cette pulpe est juteuse, sucré-acidulée, d’un goût très agréable, relevé : elle est rafraîchissante et désaltérante, c’est pourquoi le fruit est apprécié dans les pays chauds.

Outre la consommation à l’état frais, la grenade est utilisée pour la fabrication d’une boisson rafraîchissante, “la grenadine”.
Cependant, on doit le dire, la grenadine répandue dans le commerce est souvent préparée avec des matières colorantes bien éloignées de la grenade.

En Orient, les graines de la grenade, ainsi que l’écorce et les racines du grenadier sont utilisées dans la médecine populaire.
Les anciens auteurs arabes parlaient de la grenade dans les termes suivants : “c’est un fameux fruit, d’un certain arbre bien connu : ses fruits sucrés produisent un effet calmant sur l’estomac et la toux, par contre ses fruits acides font du bien lors des maladies d’intestin et d’indigestion ; de même ces fruits sont très appréciés lors des douleurs cardiaques.
Les Grenades, selon leur goût et volume, se divisent comme les pommes en quatre catégories : elles sont estimées et recherchées grâce à leur saveur, leur beauté et surtout leur qualité rafraîchissante (W.POPENOE).
EXIGENCES

Sol : Le Grenadier n’est pas exigeant pour le sol.
Néanmoins, il donne les meilleurs résultats dans un terrain profond, gras ; les terres d’alluvions lui conviennent le mieux.
Les plus belles grenades du monde, celle de Kandagar (Afghanistan), sont justement obtenues dans des limons profonds, frais et fertiles.
Les terrains alcalins lui sont favorables : de même l’excès d’humidité qui est contraire à la plupart des espèces fruitières, est favorables au Grenadier.
Les arboriculteurs turcs et perses disent que le Grenadier doit avoir “les pieds dans l’eau et la tête au soleil” (EVREINOFF).
Un arboriculteur californien, M.RODING, grand cultivateur de Grenadiers, fait la remarque suivante :
“Depuis longtemps j’avais dans mon vignoble des Grenadiers, dans un endroit où toutes les souches mouraient d’excès d’humidité : mais c’est dans cet endroit que les Grenadiers donnaient les meilleurs fruits et les plus beaux en abondance ” (W.POPENOE).

Climat : Cest un climat austral subtropical, même tropical, qui convient le mieux aux Grenadiers.
Les meilleurs fruits sont obtenus dans les régions subtropicales où la période des températures élevées correspond avec l’époque de la maturité des grenades.
Sur ce point le grenadier a une ressemblance avec le Dattier, cependant il est plus rustique et moins exigeant pour la chaleur et la sécheresse.
Néanmoins, comme le Dattier, le grenadier exige beaucoup d’eau et de fraîcheur pour ses racines et c’est seulement dans ces conditions qu’il rapporte beaucoup de fruits de bonne qualité.
En même temps il supporte très bien la sécheresse.
Cependant, en dehors des régions subtropicales, le Grenadier peut très bien réussir et pousse fort bien dans tous les pays et régions où la température ne baisse pas au dessous de -13° C.
L’arbre ne résiste pas aux températures plus basses que -13° C, et certaines variétés à fruits acides ainsi que des variétés chinoises et turkestaniennes seulement, plus rustiques, supportent mieux le froid et périssent qu’au dessous de -18° C et -20° C.
Un climat chaud, même sec, sera bon pour le Grenadier à condition que ses racines ne manquent pas d’eau.
Donc l’expression que le Grenadier doit avoir les pieds dans l’eau et la tête au soleil est entièrement justifiée.

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