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La grenade est un fruit arrondi, de plus de 10 cm de diamètre généralement, de couleur jaune-rouge avec des nuances brunâtres. Le fruit contient une pulpe juteuse rose entourant des graines. C’est cette pulpe que l’on consomme, soit fraîche, soit sous forme de jus, sirop ou alcool.

Généralités

Punica granatum, le grenadier, est un petit arbre fruitier au feuillage caduc, originaire d’Asie, en particulier du Moyen-Orient. Il peut atteindre environ 5 m de hauteur, mais il existe également une variété ‘Nana’ qui ne dépasse pas 1,50 m de hauteur. Les fleurs sont généralement rouge-orangées ou écarlates, simples ou doubles, selon les variétés. Les fruits du grenadier sont comestibles et consommés depuis l’Antiquité.

Culture

Le grenadier est un petit arbuste à longue durée de vie, adapté au climat Méditerranéen, mais possédant également une bonne résistance au froid. Il survivra en effet à des gels de l’ordre de -12°C à -15°C.
Le grenadier s’adapte à une large gamme de sols, tolère des sols acides, alcalins, crayeux… Il est également relativement résistant à la salinité du sol.

La grenade, un miracle de fruit

La grenade, un miracle de fruit

Floraison et pollinisation

Les fleurs du grenadier sont très ornementales. Selon les variétés, elles sont simples ou doubles. La floraison est généralement rouge-orangée ou écarlate, mais il existe également des cultivars à fleurs blanches ou oranges.

Multiplication

Le grenadier peut se multiplier par semis, mais les variétés dont les caractéristiques sont à conserver sont généralement bouturées ou greffées.

Ennemis

En climat Méditerranéen et lorsqu’il est cultivé pour ses fruits, il faudra faire attention à la mouche Méditerranéenne des fruits.


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Historique – origine du fruit de la grenade

Le grenadier serait originaire du nord de l’inde, à l’époque de l’égypte ancienne, il avait déja atteint les rives de la méditerranée
En France on commence à le cultiver en provence à l’époque de Louis XIV
Le grenadier peut vivre pendant deux cents ans.

Sols – expositions – climat

Il aime bien les expositions ensoleillées et protégées, peut pousser sur des terrains calcaires et supporter la sécheresse et les sols salins une fois qu’il est installé.
Pour le grenadier les meilleurs sols sont argilo-limoneux avec irrigation (bord des courts d’eau)
Il resiste à la sécheresse mais cela compromet sa croissance et la fructification
A besoin d’un peu de froid en hiver pour fleurir
Il résiste au froid jusqu’à -15°C, pour des situations protégées et pour les variétés les plus resistantes et a besoin de beaucoup de chaleur pour fructifier.
En cas de gel severe, la souche etant plus résistante, rabattre les rameaux gelés.
Fertilisation : surveiller le fer et le manganese

Fleur – Feuille

Son feuillage vert luisant en été, devient doré et très lumineux en automne.
Les fleurs males (forme de cloche) et hermaphrodites (forme de vase) sont présentes sur le même arbre, les grenadiers sont autofertiles
La fructification est (bien) amélioré par une pollinisation croisée
Ses fleurs (décoratives) ont des pétales froissés de couleur orange.

Fruit

2 groupe de grenades : à pépins doux pour une consommation en frais, grenades acides pour l’industrie de la transformation
Pour produire de gros fruits, il vaut mieux l’arroser copieusement
Quand les fruits sont à maturité leurs écorces commencent à rougir et éclatent.
L’irrigation peut diminuer l’éclatement des fruits.
Il faut les conserver quelques semaines avant de les consommer
On obtient entre 30 à 50 ml de jus pour 100 gr de graines

Taille du grenadier

Eliminer les rejets au pied de l’arbre si vous ne voulez pas un port buissonneux.
Il n’est pas obligatoire de tailler l’arbre pour obtenir une fructification. un eclaircissage du bois mort ou des branches qui se chvauche suffit.
La fructification se fait sur les branches extérieurs des années précedentes.

Maladie

Puceron sur jeune pousse

Multiplication

Par semis apres une stratification de quelques semaines (conservation au froid (2 à 4°C) pour levée la dormance des graines).
Facilement par bouturage à la fin de l’été (prendre des baguettes aoutés de 30cm de longueur, les enfoncées des 2/3 de leur hauteur dans un sol preparé).
Par prelevement des rejets du pied.

Utilisation

En fruit de table
Autrefois pour faire du sirop de grenadine on utilisait des variétés de grenade à fruits acides comme “acide de Pétras”, aujourdhui c’est un assemblage de jus de fruits rouges, de vanille et d’acide citrique
Recette du sirop de grenadine : coupez les grenades et recuperez les grains, les pressez pour en extraire le jus, attention de ne pas laissez des débris de peau blanche qui donnera un goût amère à votre préparation, filtrer, ajouter du sucre à votre convenance (certain vont jusqu’a 2/3 du poids du jus) et faire cuire (de nappé(101°c) à perlé(104°c) suivant les recettes) , rectifier l’acidité avec du jus de citron si besoin.
Utilisation de l’écorce en tant que plante tinctoriale pour teindre les tissus (laine et soie) ou le cuir.


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Grenade fruit bio superfruit antioxydant naturel puissant

Étymologie

La première mention de ce fruit en ancien français est faite sous le nom de pume grenate par Chrétien de Troyes (ca 1165) puis par grenate vers 1314 par le chirurgien Henri de Mondeville. Ces expressions sont probablement empruntées aux dialectes du nord de l’Italie, puisque ce fruit est désigné par pum grana en piémontais et pom granat en lombard où pomo remplace melo « pomme » dans l’expression melo granato venant du latin malum granatum « pomme à grains ».
Mais si Pline l’encyclopédiste romain du Ier siècle, désignait bien la grenade par malum granatum (Hist. Nat. 13, 9), il employait aussi le terme de malum Punicum (Hist. Nat. 13, 112) « pomme de Carthage » ou punica arbor (Hist. Nat. 17, 67) « arbre punique » c’est-à-dire de Carthage. En 1753, Carl von Linné reprit ces expressions de lieu pour dénommer le nom de genre Punica « de Carthage » .

La Grenade, symbole de santé par excellence

La Grenade, symbole de santé par excellence

Aire de répartition

L’aire de répartition de la grenade se situe en Asie occidentale et centrale ; les pays d’origine de l’arbre s’étendent de la Turquie via le Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie) et du Tadjikistan, Turkménistan et Ouzbékistan à l’est jusqu’en Iran, Afghanistan et Pakistan. Dans le bassin méditerranéen et au Proche Orient, par exemple en Iran, Arménie, Égypte, Espagne, Maroc, Algérie, Tunisie, Syrie, Liban, Palestine, Israël et Anatolie, on cultive la grenade depuis des siècles. En Inde, la grenade est aussi cultivée comme condiment. On la trouve aussi en Extrême-Orient. En Égypte antique, elle est vue comme un symbole d’ambition ou de prospérité et est fermentée pour en faire un vin capiteux.

Grenades de l’Afghanistan, pour l’exportation.
Quelques variétés de la grenade peuvent être transplantées dans des régions à hiver doux d’Europe centrale. Par exemple, un arbuste fleurit chaque année dans le jardin situé devant le musée des Arts Décoratifs de Budapest. Avec la colonisation espagnole, la grenade s’est implantée dans les Caraïbes et en Amérique Latine.

Description

Le fruit, en forme de pomme, passant avec le temps du vert au rouge orange, doit être considéré comme un cas limite de baie puisque la pulpe n’est pas charnue, mais elle n’est pas filandreuse non plus. Son diamètre peut atteindre 10 centimètres et elle est divisée par de nombreuses parois. Ainsi se forment des loges dans lesquelles se trouvent de nombreuses graines triangulaires mesurant jusqu’à 15 millimètres qui sont entourées d’une enveloppe (arille) translucide très juteuse de couleur rouge foncé à rose clair qui éclate à la moindre pression. En tout il y a à peu près 400 graines dans chaque fruit.
Les fruits ne continuent pas à mûrir après la cueillette, ils font partie des fruits non-climactériques.

Composition phénolique

La partie comestible des fruits frais est formée de l’arille, l’enveloppe charnue rouge entourant la graine. Les jus de grenade commerciaux sont obtenus en pressant le fruit dans son entier, avec sa peau. Le tableau ci-dessous donne les composés phénoliques du jus de grenade, exception faites des procyanidines B1 et B2 dont les concentrations sont mesurées dans le jus d’arilles seules.
Les arilles de grenades contiennent des flavanols (ou catéchines) comme les cerises ou les prunes mais en moins grande quantité. Sont aussi présents les dimères de flavanols (des procyanidols) en petites quantités.
La coloration rouge des grenades vient de la présence d’anthocyanosides, des pigments naturels appelés aussi anthocyanes. Le rouge vif typique des grenades résulte d’une combinaison de 3-glucosides et 3,5-diglucosides de delphinidol, cyanidol et pélargonidol.
La peau du fruit est très riche en ellagitanins (glucose lié à plusieurs acides HHDP) et gallotanins (glucose lié à plusieurs acides galliques). L’analyse HPLC détecte des isomères de punicalagine, absents de l’arille. La punicalagine est un ellagitanin complexe, caractéristique de la peau de grenade, formé d’un glucose lié à l’acide ellagique et l’acide gallagique.
La mesure du contenu phénolique total (Gil et als 2000), calculé par la méthode Folin-Ciocalteu, donne des valeurs de même ordre de grandeur pour le jus d’arille de grenades, le jus commercial de grenades ou un vin rouge californien (plus de 2000 mg/L) mais le double de celle d’une infusion de thé vert (de qualité non précisée).
Suivant les mesures de Gil et als (2000), l’activité anti-oxydante est trois fois supérieure pour un jus commercial (18-20 TEAC9) de grenade que pour un vin rouge cabernet sauvignon californien ou l’infusion de thé vert (6-8 TEAC). Le jus commercial élaboré par pressage de fruits entiers a aussi une capacité anti-oxydante supérieure à celle du jus obtenu à partir des arilles seules. Gil et als (2000) expliquent cette grande activité anti-oxydante par la présence de tanins hydrolysables (dont la punicalagine) extraits de la peau de grenade lors du processus de pressage des fruits.
Toutefois ces résultats ont été tempérés par l’analyse de Borges et als10 (2010) qui ont trouvé une très grande variabilité d’activité anti-oxydante des jus commerciaux. L’analyse de six jus commerciaux purs donne des indices TEAC variant du simple au double (de 40,5 à 17,9 mmol/L) et un indice ORAC passant de 86 à 35 mmol/L. Ils observent aussi que les contributions principales à l’activité anti-oxydante des jus viennent des ellagitanins sous forme de punicalagine, 2-O-galloylpunicalagine, punicaline A et B et granatine A et B.

Grenade superfruit santé et vitalité

Grenade superfruit santé et vitalité

Utilisation

Les fruits sont cueillis de septembre à décembre. La peau et le jus de la grenade servent depuis des siècles à teindre les tapis d’Orient. En cuisant les fruits, on obtient une encre noire comme jais. La peau de la grenade était utilisée en Inde pour teindre la laine dans des tons jaunes et noirs. Avec un extrait de la racine du grenadier, on peut produire des tons bleus foncés à l’aide d’une teinture de fer.
La racine, l’écorce et la peau bouillie étaient utilisées jusqu’au Moyen Âge comme vermifuge même contre les vers solitaires.
Le sirop de grenade, qui autrefois était fabriqué exclusivement à partir de grenades de l’île de la Grenade dans les Caraïbes, donne son goût fruité et sa couleur rouge au Tequila Sunrise et à plusieurs autres cocktails.
Les grenades et le jus obtenu en pressant les fruits entiers sont utilisés comme aliments dans le monde entier en particulier dans le bassin méditerranéen, au Proche-Orient, aux USA, en Europe Méridionale et depuis quelques années en Europe Centrale et Septentrionale aussi.
À partir du jus, on peut obtenir par fermentation du vin de grenade exporté surtout par l’Arménie et Israël. Il ressemble aux vins de dessert sucrés ou aux vins du sud comme le Porto et le Sherry. Mais le jus est aussi fermenté dans des buts thérapeutiques. Car c’est surtout grâce à la fermentation par des micro-organismes vivants que la bioactivité et la biodisponibilité des polyphénols contenus dans la grenade sont accrues par une pré-digestion fermentatrice13. La pulpe ou le jus de grenade sont utilisés dans la bonne cuisine pour agrémenter les plats de gibier ou de volaille ou dans les salades de fruits.

 

Importance pour la médecine

Plus de 250 études scientifiques montrent que la grenade pourrait avoir un effet positif en cas de maladies cardiovasculaires, cancers et arthrite. Cependant la plupart de ces études se sont limitées à des expériences sur des cultures cellulaires ou des animaux. C’est pourquoi il n’est pas sûr jusqu’à présent que leurs résultats soient applicables à l’homme, ceci doit être démontré dans des études correspondantes. Jusqu’à présent, on a publié 7 études cliniques (études en double aveugle partiellement randomisées) portant sur l’efficacité du jus de grenade ; une étude de phase 3 avec des patients atteints d’un cancer de la prostate n’est pas encore terminée.
Même si on la compare au vin rouge et aux myrtilles, la grenade dispose d’un grand nombre de polyphénols particulièrement efficaces auxquels on peut vraisemblablement attribuer ses effets bénéfiques pour la santé. Dans les produits à base de grenades, on note des différences de qualité et de la teneur en polyphénols efficaces vraiment considérables.
Dans une étude in vitro, on a pu constater un effet protecteur du jus de grenade contre les cellules du cancer du sein. Ils inhibent la formation d’oestrogènes endogènes et entraînent une diminution de la croissance de 80% en cas de cellules du cancer du sein positives vis-à-vis du récepteur d’œstrogène sans nuire au développement des cellules saines. Dans ce cas, le jus fermenté est deux fois plus efficace que le jus frais. Les polyphénols du jus fermenté agissent aussi sur les cellules de la leucémie : ou bien les cellules redeviennent saines (redifférentiation) ou elles sont poussées vers la mort programmée (apoptose). En outre, les polyphénols empêchent la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (néoangiogenèse), ce qui rend la propagation de la tumeur plus difficile.
Les polyphénols du jus de grenade fermenté semblent être particulièrement efficaces aussi contre le cancer de la prostate, comme le démontre une série d’études pré-cliniques. Au cours d’une étude, des patients atteints d’un cancer de la prostate ont pu maintenir stable leur taux de PSA, le marqueur central du cancer de la prostate, quatre fois plus longtemps qu’avant le traitement en prenant chaque jour du jus de grenade (570 mg polyphénols). Au cours d’une phase d’observation d’une durée de 6 ans, le temps de doublement du PSA est passé de 15,4 à 60 mois. Après ce succès, l’étude a été étendue.
Dans une étude sur une culture cellulaire datant de 2008 on a pu montrer en outre que le jus de grenade peut avoir un effet positif même à un stade avancé du cancer de la prostate – cependant l’application de ces résultats à l’évolution de la maladie chez l’homme n’est pas possible sans d’autres recherches. Des effets positifs semblables pour des cancers de la prostate hormono-réfractaires sont apparus dans des études sur les animaux.
Dans une étude en double aveugle contrôlée placebo avec 45 patients atteints d’une maladie coronarienne, l’administration de 240 ml de jus de grenade a amélioré significativement l’irrigation du muscle cardiaque. On a noté des effets positifs aussi dans une étude portant sur des patients souffrant d’un rétrécissement de la carotide : après un an de consommation de grenade, les dépôts sur la carotide ont diminué de 35% alors qu’ils augmentaient nettement dans le groupe de contrôle.

Variétés

On a cultivé une multitude de variétés parfois pour la beauté des fleurs, parfois pour les fruits.
Le grenadier nain (variété naturelle Punica granatum var. nana, variété cultivée Punica granatum ‘Nana’) reste un petit buisson et atteint une hauteur d’à peu près un mètre. Il est utilisé comme plante ornementale.
Certaines variétés ornementales ont des fruits violets à presque noirs qui sont extrêmement acides ce qui les rends impropre à la consommation.

La grenade dans les religions

La grenade est le symbole de la déesse syrienne Atargatis.

Mythologie grecque

Dans la Grèce antique, la grenade était attribuée aux divinités des Enfers, Hadès et Perséphone. Hadès, le dieu des Enfers enleva Perséphone à sa mère Demeter et l’emmena aux Enfers. Zeus, le père des dieux, décida que la jeune fille pourrait retourner auprès de sa mère si elle n’avait rien mangé aux Enfers. Peu avant son départ, Hadès lui enfonça six pépins de grenade dans la bouche. Puisqu’elle avait bien mangé quelque chose aux Enfers, elle dut régner un tiers de l’année aux Enfers avec Hadès et put passer les deux autres tiers auprès de sa mère Demeter ;
Le Troyen Pâris mit fin à la dispute entre les déesses grecques Héra, Athéna et Aphrodite pour savoir qui était la plus belle en donnant une pomme (une grenade) à Aphrodite.

Mention dans la Bible

Dans la Bible, la grenade passe pour un des 7 fruits importants qui étaient une bénédiction pour la Terre Promise d’Israël. Selon la description dans Exode 28 au verset 33, les grenades étaient une partie de l’Ephod (= vêtement de cérémonie) du grand prêtre dont Dieu aurait ordonné la confection au peuple d’Israël. Les chapiteaux des 2 colonnes en minerais Jachin et Boas devant le temple de Salomon étaient décorés de deux rangées de grenades (1 Kön 7, 18). Le premier roi d’Israël, Saul, habita un certain temps sous un grenadier (Sam 14, 2). Dans le Cantique des Cantiques de Salomon, le mot grenade est utilisé plusieurs fois pour décrire la beauté féminine (4,3, 4,13, 6,7). Pour finir, on trouve aussi le grenadier chez les prophètes Joël 1,12 et Hag 2,19

Mention dans le Coran

Le fruit est mentionné dans le Coran aussi dans les sourates suivantes :
Les Bestiaux (sourate 6), 99 « Et c’est Lui qui, du ciel, a fait descendre l’eau. Puis par elle, Nous fîmes germer toute plante, de quoi Nous fîmes sortir une verdure, d’où Nous produisîmes des grains, superposés les uns sur les autres; et du palmier, de ses ombelles, pendent des régimes de dattes. Et aussi les jardins de raisins, l’olive et la grenade, si semblables ou dissemblables. Regardez leurs fruits au moment de leur production et de leur maturation. En vérité, voilà bien là des signes pour ceux qui ont la foi. »
Les Bestiaux (sourate 6), 141 : « C’est Lui qui fait pousser des jardins avec des vignes en espaliers ou non, et les palmiers dattiers et les champs de céréales, aux récoltes diverses et l’olive et la grenade, si semblables et dissemblables. Mangez de leurs fruits, quand ils en portent, mais payez-Lui les droits au jour de la récolte et ne gaspillez point. En vérité, Il n’aime pas ceux qui font des excès. »
Le Miséricordieux (sourate 55), 68 : « Dans les deux, il y aura des fruits, des palmiers et des grenadiers ».

Histoire de la civilisation

Les conditions pour les témoignages archéologiques concernant la grenade sont mauvaises puisque le fruit est la plupart du temps consommé frais et que la peau riche en eau éclate lorsqu’on la chauffe. Comme des expériences le montrent, seules les vieilles grenades à la peau relativement desséchée ont une chance de se fossiliser et d’arriver ainsi jusqu’à nous. On a retrouvé une grenade fossilisée dans des couches du début de l’âge du bronze dans le Tel es-Sa’idieh en Jordanie. À la fin de l’âge du bronze, on fabriquait à Chypre et en Égypte des récipients en verre colorés en forme de grenade. Le bateau Ulu Burun, retrouvé en Turquie près de Kas, contenait des amphores chypriotes avec plus de 1000 graines de grenade. D’après les récipients, on peut le dater de la période SM IIIA2. Dans la tombe d’un haut fonctionnaire égyptien de l’époque de Ramsès IV, on a retrouvé des grenades comme offrandes funéraires. Dans le Tell Deir Alla jordanien dans la vallée du Jourdain, on a trouvé des grenades dans des couches de l’âge du fer. En Allemagne, la présence de grenades est archéologiquement prouvée dans la ville de Constance au Moyen Âge.

La grenade dans la symbolique

La grenade est depuis des temps immémoriaux symbole de vie et de fertilité, mais aussi de puissance (orbe impériale), de sang et de mort. Dans la symbolique chrétienne, la grenade représente l’église comme ecclésia, comme communauté des croyants. Elle symbolise le fait que la création soit dans la main de Dieu, la providence. Elle est en outre aussi le symbole de la prêtrise parce qu’elle porte des fruits riches dans sa peau dure (ascèse de la prêtrise). En raison de cette symbolique, la grenade est représentée sur de nombreux tableaux du Moyen Âge. C’est ainsi que sur le tableau, la Madone Stuppacher de Matthias Grünewald 1517/1519, l’enfant Jésus joue avec une grenade que sa mère lui tend. Le fruit donne la clé de la phrase associée à ce tableau selon laquelle Marie est la mère de l’Eglise. L’emblème de l’ordre des Frères Miséricordieux est une grenade avec croix. D’une part l’ordre fut fondé dans la ville espagnole de Grenade qui a la grenade dans ses armoiries. D’autre part, la grenade est chez beaucoup de peuples symbole d’amour, de fertilité et d’immortalité. Dans l’église catholique la grenade est rapidement devenue le symbole de Jésus. La grenade figure sur les armoiries de la ville de Grenade, de la province du même nom et de beaucoup de ses localités ; elle figure aussi sur les armoiries de l’Espagne où elle représente l’ancien Royaume de Grenade après la reconquête par les rois catholiques. En Chine, elle est le symbole de fertilité et d’un grand nombre d’enfants à cause de ses nombreux pépins.


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“Consommez les Grenade bio antioxydant naturel puissant, enseignait Mahomet, ces fruits épurent l’homme de la jalousie et de la haine”.

Mais, bien avant Mahomet, la grenade était déjà très appréciée en Orient.
La culture du Grenadier date d’une époque très éloignée.
On le cultivait déjà comme arbre fruitier dans la plus haute antiquité.
Punica Granatum – L.
Famille des Punicacée
Genre : Punica
Ce genre compte deux espèces d’arbres et d’arbustes caducs, venant de l’Asie du Sud et du bassin méditerranéen.
Il atteind sa limite Nord en Cévennes.

Le grenadier : généralités...

Le grenadier : généralités…

Origine :
C’est dans l’ancienne Perse que fut connue pour la première fois la culture du Grenadier – environ 2.000 ans avant l’ère chrétienne.
C’est de la Perse que le Grenadier fut importé en Occident dans la région méditerranéenne de l’Europe et de l’Afrique du Nord, et en Orient dans le Turkestan, l’Afghanistan, les Indes et la Chine.

Culture :
Les grenadiers s’adaptent à de nombreux climats, des tropiques aux régions tempérées chaudes, mais ne mûrissent leurs fruits que s’ils bénéficient d’un été chaud et sec.
Taillés, ils peuvent constituer des haies et ils se prêtent à la culture en bac.
Planter au soleil, de préférence en situation abritée et en sol profond, bien drainé.
A multiplier par semis au printemps, par bouturage en été, ou par drageons.

REPARTITION

Les pays, où en 1949, la culture du Grenadier était pratiquée sur une vaste échelle, étaient : l’Afghanistan, la Perse, le Turkestan, la Turquie, la Transcaucasie et les Indes.
On peut dire la même chose des pays situés dans la zone méditerranéenne comme : l’Espagne, l’Italie, les îles de la méditerranée, la Grèce, l’Archipel Grec, l’Algérie, la Tunisie et surtout le Maroc.
On le trouve déjà plus rarement en culture dans le midi de la France, au Portugal, en Bulgarie et en Crimée.
De même en Amérique, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Argentine, la culture du Grenadier tient jusqu’à présent une place plutôt secondaire.
Elle est localisée aux Etat-Unis dans les Etat arides du “Far-west” comme l’Arizona et la Californie méridional, et, en Argentine, à Mendoza sur les contreforts bas des Cordillères.
Le Grenadier doit prendre une place plus importante dans toute la zone subtropicale et australe et les vastes régions de la France d’Outre-mer sont très favorables à cette culture.

CARACTERES VEGETATIFS

Le Grenadier est un petit arbre ou plutôt un arbrisseau touffu, à rameaux nombreux, sortant souvent de terre, parfois buissonnant.
Les rameaux sont épineux pendant leur jeune âge.
Les feuilles sont petites, lisses, vert foncé, vernissées et oblongues.
Les fleurs sont solitaires d’un rouge vif, ou rouge écarlate, à 3-7 pétales, épaisses, grandes, simples, parfois en juillet (Midi de la France).
Le fruit, de la grosseur d’une orange ou encore plus volumineux, est sphérique ou à peine aplati, parfois hexaèdrique, à péricarpe épais, coriace, surmonté des restes d’un calice dentelé très résistant.
D’abord vert, puis ivoire-rougeâtre, il varie en pleine maturité du jaune brun jusqu’au rouge terne, marbré de points plus vifs ou foncés.
L’intérieur du fruit est divisé par de légères cloisons en quelques compartiments ou loges.
Chaque loge est remplie de graines anguleuses ou polyédriques, enveloppées d’une pulpe d’un rose grenat plus ou moins foncé suivant les variétés.
Cette pulpe est juteuse, sucré-acidulée, d’un goût très agréable, relevé : elle est rafraîchissante et désaltérante, c’est pourquoi le fruit est apprécié dans les pays chauds.

Outre la consommation à l’état frais, la grenade est utilisée pour la fabrication d’une boisson rafraîchissante, “la grenadine”.
Cependant, on doit le dire, la grenadine répandue dans le commerce est souvent préparée avec des matières colorantes bien éloignées de la grenade.

En Orient, les graines de la grenade, ainsi que l’écorce et les racines du grenadier sont utilisées dans la médecine populaire.
Les anciens auteurs arabes parlaient de la grenade dans les termes suivants : “c’est un fameux fruit, d’un certain arbre bien connu : ses fruits sucrés produisent un effet calmant sur l’estomac et la toux, par contre ses fruits acides font du bien lors des maladies d’intestin et d’indigestion ; de même ces fruits sont très appréciés lors des douleurs cardiaques.
Les Grenades, selon leur goût et volume, se divisent comme les pommes en quatre catégories : elles sont estimées et recherchées grâce à leur saveur, leur beauté et surtout leur qualité rafraîchissante (W.POPENOE).
EXIGENCES

Sol : Le Grenadier n’est pas exigeant pour le sol.
Néanmoins, il donne les meilleurs résultats dans un terrain profond, gras ; les terres d’alluvions lui conviennent le mieux.
Les plus belles grenades du monde, celle de Kandagar (Afghanistan), sont justement obtenues dans des limons profonds, frais et fertiles.
Les terrains alcalins lui sont favorables : de même l’excès d’humidité qui est contraire à la plupart des espèces fruitières, est favorables au Grenadier.
Les arboriculteurs turcs et perses disent que le Grenadier doit avoir “les pieds dans l’eau et la tête au soleil” (EVREINOFF).
Un arboriculteur californien, M.RODING, grand cultivateur de Grenadiers, fait la remarque suivante :
“Depuis longtemps j’avais dans mon vignoble des Grenadiers, dans un endroit où toutes les souches mouraient d’excès d’humidité : mais c’est dans cet endroit que les Grenadiers donnaient les meilleurs fruits et les plus beaux en abondance ” (W.POPENOE).

Climat : Cest un climat austral subtropical, même tropical, qui convient le mieux aux Grenadiers.
Les meilleurs fruits sont obtenus dans les régions subtropicales où la période des températures élevées correspond avec l’époque de la maturité des grenades.
Sur ce point le grenadier a une ressemblance avec le Dattier, cependant il est plus rustique et moins exigeant pour la chaleur et la sécheresse.
Néanmoins, comme le Dattier, le grenadier exige beaucoup d’eau et de fraîcheur pour ses racines et c’est seulement dans ces conditions qu’il rapporte beaucoup de fruits de bonne qualité.
En même temps il supporte très bien la sécheresse.
Cependant, en dehors des régions subtropicales, le Grenadier peut très bien réussir et pousse fort bien dans tous les pays et régions où la température ne baisse pas au dessous de -13° C.
L’arbre ne résiste pas aux températures plus basses que -13° C, et certaines variétés à fruits acides ainsi que des variétés chinoises et turkestaniennes seulement, plus rustiques, supportent mieux le froid et périssent qu’au dessous de -18° C et -20° C.
Un climat chaud, même sec, sera bon pour le Grenadier à condition que ses racines ne manquent pas d’eau.
Donc l’expression que le Grenadier doit avoir les pieds dans l’eau et la tête au soleil est entièrement justifiée.